Bob Marley, La Légende du Reggae
La rubrique Planète Reggae s'intéresse pour son premier article à Bob Marley. Le père spirituel de la musique Reggae. Itinéraire d'un homme à destin exceptionnel.
Bob Marley est décédé, le 11 mai 1981. Date commémorative. Date mémorable. Mort physique. Mais pas mort spirituel. Cet icône de la musique Reggae est resté à jamais une légende. Une légende planétaire vénérée dans tous les coins de la planète.
Bob Marley a fait découvrir au monde entier de Washington à Tokyo en passant par Paris et Londres le Reggae. Reggae est devenu la Musique. Une musique universelle. Une musique populaire. Une musique sans frontière. En effet, le Reggae est un genre de musique d'origine jamaïcaine à rythme binaire syncopé et à structure répétitive. Le son du Reggae initié, conçu, théorisé, modelé et popularisé par Robert Nesta Marley se répand depuis comme une traînée de poudre. Le Reggae rayonne encore. Et encore.
Le Reggae est un riche dérivé du rhythme and blues qui a considérablement influencé la musique populaire occidentale, et ce bien plus qu'il est généralement admis. Sa musique a touché tous les publics, transcendant les genres, comme en témoigne un large culte, encore en pleine expansion à l'échelle planétaire. Le Reggae est accessible à tous. C'est le Reggae populaire.
Avec son groupe les Wailers, Bob Marley a oeuvré pour le Reggae mondial. Cette musique naît dans les bidonvilles de Kingston en Jamaïque. Dans ses chansons, Bob Marley demande la fin de la discrimination politique et se veut l'apôtre d'un christianisme centré sur l'Afrique.
La dimension de Bob Marley est bien plus large que celle du simple chanteur capable de produire des succès populaires comme Is This Love ou Could You be Love. A l'origine, l'héraut du Reggae se voulait un porte-parole des opprimés. La voix des Sans voix. Il exprime avec conviction-et avec vigueur-l'affirmation de la dignité et de la valorisation d'une identité africaine pour son peuple bafoué par des siècles d'esclavage (Slave Driver, Redemption Song), de colonialisme (Music lesson, Crazy Baldhead) et d'oppression économique (Révolution).
Bob Marley incarna avec le mouvement Rastafari (Positive Vibration, War) l'éveil de l'humanité à une révolution spirituelle contre un oppresseur qu'il décrit d'abord comme étant le fruit d'une imposture chrétienne (Get Up Stand Up), voire païenne (Heathen), capitaliste (Rat Race), corrompu, raciste et hypocrite (Who the Cap Fit) à la fois. 
Bob Marley animé par une authenticité et une force sans doute inégalées à son époque, a été le précursuer des causes des Noirs. Il est la première véritable superstar venue d'un pays pauvre. Parolier remarquable capable de s'approprier avec naturel des formules du langage populaire, n'hésitant pas à aborder les thèmes les plus universels. Le Seigneur Marley – Sa Majesté - est gravé à tout jamais dans l'esprit de toutes les générations.
Bob Marley reste d'abord un symbole d'émancipation et de liberté. Il est aussi devenu l'un des symboles universels de la contestation (Soul Rebel), voire de la légitime défense (I Shot the Sheriff), supplantant souvent dans l'inconscient collectif des politiciens comme Che Guevara (la proche révolution cubaine a marqué Marley), le Jamaïcain Marcus Garvey, Malcolm X, Léon Trotsky, Nelson Mandela ou Thomas Sankara.
Son message est d’abord d'ordre spirituel et culturel, et enrobé d’un prosélytisme à consommer du chanvre (la ganja), un rituel rasta (Kaya, Easy Skanking).
Pendant ce temps, le Pape de la dread roots music dort dans la paix et la gloire de Jah. Jah Rastafari Sélassié.
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